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Qui sont les jeunes les plus à risque d’insomnie ?

Rédigé le Jeudi 13 Janvier 2022 à 10:11 |



Qui sont les jeunes les plus à risque d’insomnie ?
À retenir
  • Une étude menée auprès d’une population de collégiens et lycéens, âgés de 12 à 20 ans, montre que la plupart ne sont ni du matin ni du soir mais ont un chronotype médian. Ils sont cependant plus de la moitié à présenter des signes cliniques d’insomnie, déclarée comme telle par moins de la moitié d’entre eux. Le sexe féminin ainsi que le fait d’avoir 15 ans, ce qui correspond à l’entrée au lycée, étaient associés au risque d’insomnie. Le fait d’avoir une typologie circadienne propice à la vespéralité semble également associé à l’insomnie, que les participants concernés se déclarent ou non insomniaques. Enfin, il apparaît une corrélation significative entre niveau d’insomnie et présence de symptômes anxieux ou dépressifs.
Santé publique France a récemment montré que le temps de sommeil moyen des Français est passé pour la première fois sous la barre des 7 heures quotidiennes. Étant donné les facteurs associés à cette évolution, les jeunes sont particulièrement à risque de présenter un temps de sommeil raccourci, à une période de vie où le temps de veille et de sommeil est redéfini sous influence endogène et environnementale. L’insomnie, qui correspond à des difficultés à s’endormir, maintenir le sommeil ou avoir un sommeil réparateur est une plainte dont l’origine peut être multifactorielle, notamment celle des troubles de l’humeur. Des chercheurs ont souhaité évaluer ces différents aspects auprès d’une population de jeunes Français.
Méthodologie
L’étude observationnelle et descriptive a été menée entre janvier et juin 2019 auprès de 1.250 collégiens et lycéens de deux établissements scolaires. Ils étaient invités à remplir plusieurs questionnaires : le Morningness-Eveningness Questionnaire (MEQ) visant à déterminer le chronotype (19 questions, résultat global coté entre un score <30 - profil totalement vespéral – et un score >70 - profil totalement matinal) ; l’index de Sévérité de l’Insomnie (sept questions sur les difficultés à s’endormir et la qualité ressentie du sommeil, un score de 15-21 ou >21 correspondant à une insomnie modérée ou une insomnie sévère ; l’Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS) (avec un score seuil de 10 comme indicateur diagnostique).
Principaux résultats
Dans la population ayant répondu (n=1.036, 54% de filles), la durée moyenne de sommeil était de 8 heures et 13 minutes en semaine et de 9 heures et 33 minutes le week-end.
Les scores moyens montraient une typologie circadienne médiane, ni du soir ni du matin (MEQ moyen 47,84) mais un niveau d’insomnie significatif (moyenne 10,33) majoritairement légère. Ainsi, l’insomnie clinique concernait 54,92% des participants, tandis que seuls 27,41% se déclaraient insomniaques. Enfin, le score HADS montrait une symptomatologie légère (moyenne 12,50). Les moyennes n’étaient pas différentes entre le groupe de collégiens et le groupe de lycéens. À noter que 9% des participants évoquaient l’existence d’un suivi psychologique et médical au moment du questionnaire.
Selon les analyses statistiques menées par les auteurs, les variables d’âge, de genre, de score MEQ et HADS expliquent 31% de la variance du score total d’insomnie. L’anxiété était le facteur le plus déterminant dans cette relation, suivie de la tendance à la vespéralité et, dans une moindre mesure, le genre, la dépression et l’âge. Par ailleurs, le genre féminin, le score d’anxiété et la tendance à la vespéralité avaient aussi une influence sur le score d’insomnie. L’âge de 15 ans apparaît comme étant celui auquel le score d’insomnie est en moyenne le plus élevé








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